Christian Cottet-Emard

Photo de Christian  Cottet-Emard
© Christian Cottet-Emard

biographie

Né en 1959 à Montréal, Ain

site personnel : http://cottetemard.hautetfort.com

roman, récit

Enfance somnambule, adolescence noctambule.

Péripéties professionnelles insignifiantes : élève éducateur par naïveté, employé en librairie par curiosité, journaliste par hasard et nécessité.

Nombreux voyages en Italie.

Aime écrire en collaboration avec des peintres, des sculpteurs et des musiciens.

À l'approche d'une quarantaine insomniaque, vit et écrit aux lisières d'une belle forêt d'épicéas.

"Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds", conseillait René Char dans une plaquette imprimée par Guy Lévis Mano.

Entre quelques volutes de tabacs cubain et dominicain, tente de se conformer à cette sagesse. C.C.-E.

bibliographie

  • Tu écris toujours? Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, Le point du change, 2010.
  • Le Club des pantouflards, Éditions Nykta, 2006.
  • Le Monde lisible, Orage-Lagune-Express, 2005.
  • Trois Figures du malin, Orage-Lagune-Express, 2004.
  • Le Grand Variable, Orage-Lagune-Express, 1999. Réédition chez Editinter en 2002.
  • Ma Pomme a des vapeurs, Orage-Lagune-Express, 1998.
  • Alma s'en va, Orage-Lagune-Express, 1998.
  • L'Alerte joyeuse, Orage-Lagune-Express, 1997.
  • Jean Tardieu, un passant, un passeur, La Bartavelle, 1997.
  • Le Passant du grand large, Orage-Lagune-Express, 1995.
  • Le Pétrin de la foudre, Orage-Lagune-Express, 1992.
  • L'Inventaire des fétiches, Orage-Lagune-Express, 1988.
  • Élégies, Germes de barbarie, 1985.

extraits

L'horizon d'une passante

Tout à l'allégresse de mon anonymat retrouvé, j'allais par de grands parcs, semés ici et là de chaises désertes, où débordaient des rivières aux noms d'anges. La bonne odeur de première neige tressée au parfum de sapin bleu charmait ma filature.
Une femme aux cheveux couleur de belladone se dérobait au gré du train des saisons. Elle voyageait vite, au rythme élégant des passagères sans soucis. Je retrouvais moi aussi l'élégance des kiosques et des halos de lampadaires dans mon manteau de beaux soirs. Squares et jardins sous l'éclairage public s'enroulaient en colliers au cou mat de l'hiver. La gare dormait au fond de sa pendule. Encore et encore des arbres et des guirlandes et cette joie dédiée au silence des rues. J'avais perdu ma voyageuse et je longeais le quai où fumait un autorail huileux appelé Picasso.
C'était fini et il fallait rentrer boire un vin chaud citron cannelle à la brasserie du chemin de fer, s'enfoncer un peu plus encore dans l'eau croupie des miroirs.
C'était loin et il fallait sortir de soi pour mesurer l'horizon d'une passante. Fin provisoire de filature.


Extrait de" Le Grand Variable" © fiction publiée en épisodes à partir du n° 9 de la revue "Salmigondis"


________


L'air

Avant le linge et les draps rendus au vent utile, j'avais oublié la présence de l'air. Est-ce possible ? Autant ne plus se souvenir de vivre !
Qu'est-ce qui peut distraire quelqu'un de la présence de l'air ?
Peut-être quelque chose ou quelqu'un d'autre qui n'existe pas mais qui règne. Peut-être un vide qui prend toute la place, y compris celle de l'air ?
Linge et draps de ma maison, étendards de mes retrouvailles avec l'air, voiles de mes départs immobiles, linceuls tachés du sang transparent du tyran invisible, montrez-moi qui, de mon ombre ou moi-même, sait le mieux habiter le courant des nuages.

Extrait de "L'Alerte joyeuse" © Orage-Lagune-Express, 1997

médiation

  • lecture
  • table ronde et débat
  • rencontre avec une classe

presse

livre & lire

Christian Cottet-Emard

Photo de Christian  Cottet-Emard
© Christian Cottet-Emard

biographie

Né en 1959 à Montréal, Ain

site personnel : http://cottetemard.hautetfort.com

roman, récit

Enfance somnambule, adolescence noctambule.

Péripéties professionnelles insignifiantes : élève éducateur par naïveté, employé en librairie par curiosité, journaliste par hasard et nécessité.

Nombreux voyages en Italie.

Aime écrire en collaboration avec des peintres, des sculpteurs et des musiciens.

À l'approche d'une quarantaine insomniaque, vit et écrit aux lisières d'une belle forêt d'épicéas.

"Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds", conseillait René Char dans une plaquette imprimée par Guy Lévis Mano.

Entre quelques volutes de tabacs cubain et dominicain, tente de se conformer à cette sagesse. C.C.-E.

bibliographie

  • Tu écris toujours? Manuel de survie à l'usage de l'auteur et de son entourage, Le point du change, 2010.
  • Le Club des pantouflards, Éditions Nykta, 2006.
  • Le Monde lisible, Orage-Lagune-Express, 2005.
  • Trois Figures du malin, Orage-Lagune-Express, 2004.
  • Le Grand Variable, Orage-Lagune-Express, 1999. Réédition chez Editinter en 2002.
  • Ma Pomme a des vapeurs, Orage-Lagune-Express, 1998.
  • Alma s'en va, Orage-Lagune-Express, 1998.
  • L'Alerte joyeuse, Orage-Lagune-Express, 1997.
  • Jean Tardieu, un passant, un passeur, La Bartavelle, 1997.
  • Le Passant du grand large, Orage-Lagune-Express, 1995.
  • Le Pétrin de la foudre, Orage-Lagune-Express, 1992.
  • L'Inventaire des fétiches, Orage-Lagune-Express, 1988.
  • Élégies, Germes de barbarie, 1985.

extraits

L'horizon d'une passante

Tout à l'allégresse de mon anonymat retrouvé, j'allais par de grands parcs, semés ici et là de chaises désertes, où débordaient des rivières aux noms d'anges. La bonne odeur de première neige tressée au parfum de sapin bleu charmait ma filature.
Une femme aux cheveux couleur de belladone se dérobait au gré du train des saisons. Elle voyageait vite, au rythme élégant des passagères sans soucis. Je retrouvais moi aussi l'élégance des kiosques et des halos de lampadaires dans mon manteau de beaux soirs. Squares et jardins sous l'éclairage public s'enroulaient en colliers au cou mat de l'hiver. La gare dormait au fond de sa pendule. Encore et encore des arbres et des guirlandes et cette joie dédiée au silence des rues. J'avais perdu ma voyageuse et je longeais le quai où fumait un autorail huileux appelé Picasso.
C'était fini et il fallait rentrer boire un vin chaud citron cannelle à la brasserie du chemin de fer, s'enfoncer un peu plus encore dans l'eau croupie des miroirs.
C'était loin et il fallait sortir de soi pour mesurer l'horizon d'une passante. Fin provisoire de filature.


Extrait de" Le Grand Variable" © fiction publiée en épisodes à partir du n° 9 de la revue "Salmigondis"


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L'air

Avant le linge et les draps rendus au vent utile, j'avais oublié la présence de l'air. Est-ce possible ? Autant ne plus se souvenir de vivre !
Qu'est-ce qui peut distraire quelqu'un de la présence de l'air ?
Peut-être quelque chose ou quelqu'un d'autre qui n'existe pas mais qui règne. Peut-être un vide qui prend toute la place, y compris celle de l'air ?
Linge et draps de ma maison, étendards de mes retrouvailles avec l'air, voiles de mes départs immobiles, linceuls tachés du sang transparent du tyran invisible, montrez-moi qui, de mon ombre ou moi-même, sait le mieux habiter le courant des nuages.

Extrait de "L'Alerte joyeuse" © Orage-Lagune-Express, 1997

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