Christian Pernath

Photo de Christian  Pernath
© Christian Pernath

biographie

Né en 1959 à Nantes, Loire Atlantique

Vit dans la Drôme

roman

Après des études de musique et d’Histoire de l’Art, j’ai exercé toutes sortes de métiers (professeur de musique, gardien, plombier, couvreur, électricien, maçon, apiculteur, facteur de clavecin…) jusqu’en 1999, date à laquelle j’ai écrit mon premier roman, "Dernière visite", paru chez Albin Michel en 2002. Depuis, j’essaie autant que possible de me consacrer à la littérature. C.P.

bibliographie

  • Cab et compagnie, Albin Michel, Romans français, 2007.
  • Un matin de juin comme les autres, Albin Michel, 2006. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2008.
  • Les Chants de l'ours, Albin Michel, 2004.
  • Séraphin Verre, Albin Michel, 2002. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2004.
  • Dernière Visite, Albin Michel, 2002. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2005.

extraits

« Puis, je ne sais comment, je me suis retrouvé à songer à la mort et au suicide et, de fil en aiguilles, de nouveau à cette histoire de porte, d’issue vers un autre état, un état plus heureux.
Il y a quelques années, en 96, j’avais dû faire face à la menace d’un suicide. Non pas mon propre suicide, mais celui d’un ami de longue date, un professeur de Lettres de l’Université de Provence dont la dépression, jusque-là chronique et assez discrète, venait de prendre des proportions inquiétantes. En pleine nuit, vers une ou deux heures du matin, il m’avait téléphoné, un pied sur le rebord de sa fenêtre. « Au secours, Paul… - Richard ? - Oui… Au secours. (La voix était calme, simplement lugubre.) - Qu’est-ce qu’il y a, vieux ? Qu’est-ce qui se passe ? - Ça ne va pas... J’ai peur de me foutre en l’air. » Ç’avait l’air sérieux, très sérieux. Du reste, je pensais connaître suffisamment Richard pour savoir que s’il m’appelait ainsi ce n’était pas pour la frime, ni pour se faire plaindre, mais parce qu’il se sentait réellement en danger. Une vague avait dû lui faire frôler de près l’inévitable ; il devait craindre que la suivante fût la bonne. Entre deux, il avait eu la bonne idée de composer mon numéro.
Nous parlâmes longuement au téléphone. En fait, jusqu’au moment où j’eus la certitude de pouvoir raccrocher sans crainte. Nous avions convenu que je viendrais le chercher le lendemain (c’est-à-dire, vu l’heure, le jour même - un samedi) à Aix, pour le ramener ensuite avec moi à Roumoules, où j’habitais à l’époque, près de Riez, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il y était déjà venu une fois et il adorait la région, ainsi que la petite maison que je louais en pleine nature, à l’écart de tout.
Sait-on jamais les vraies causes d’une dépression ? Les raisons de la sienne paraissaient à la fois simples et complexes, à l’image du personnage : intelligent, brillant, sûr de lui, par certains côtés plutôt viril ; d’autre part ultrasensible, tourmenté, insatisfait, homosexuel. Il avait à l’époque à peine trente ans, et n’avait pas encore appris à organiser sa personnalité de façon à en protéger la part la plus fragile à l’aide de la plus forte, comme il semble y être assez bien parvenu depuis. En tout cas, son intelligence et sa sensibilité étaient souvent mises à rude épreuve à la fac, où il ne « choisissait » pas encore ses élèves. La mentalité du Midi, ainsi que les turpitudes ouvertement maffieuses de la ville d’Aix l’angoissaient ; à quoi s’ajoutaient pour ne rien arranger les vicissitudes d’une sexualité compliquée. « Tout homme est une île », me confia-t-il à brûle-pourpoint ce week-end-là, au cours d’une randonnée dans les gorges du Verdon. Nous nous trouvions sur un promontoire de garrigue dominant le Grand Canyon ; je venais de lui faire remarquer par plaisanterie que j’aimerais autant le voir s’éloigner du bord. « J’ai l’impression d’avoir passé des années à affréter en moi toutes sortes d’embarcations pour tenter de connaître autre chose, d’avoir régulièrement cru à de grands départs décisifs, et tout ça, pour me retrouver chaque fois invariablement sur la même plage, avec mes trois cocotiers archi-connus, mon sentimentalisme à deux balles et mon Vendredi lubrique. C’est désespérant. On ne s’échappe jamais. »
- Il s’ouvre pourtant des portes, non ? demandai-je au bout d’un instant. Tu ne crois pas ?
- Deux. Une d’entrée, une de sortie. Je t’ai appelé hier parce que je craignais de prendre prématurément la seconde… Qui d’ailleurs était une fenêtre.
Je ris, avant d’ajouter :
- D’autres portes… On rame pendant des années puis, à un moment donné, une porte s’ouvre. Une porte qu’il faut franchir vite car il n’est pas dit qu’elle restera longtemps ouverte, ni même qu’elle se rouvrira une fois refermée. Mais en ce qui me concerne, j’ai l’impression d’en avoir déjà franchi une ou deux… Peut-être d’en avoir loupé d’autres.
Richard demeura un bon moment silencieux. Le paysage qui s’étendait autour et au-dessous de nous était à couper le souffle, et je me demandais dans quelle mesure mes malheureux efforts pour lui remonter le moral n’étaient pas superflus.
- Des portes qui mènent à quoi ? demanda-t-il.
- Toujours à l’île dont tu parles - on ne se quitte pas -, mais avec une façon différente de l’habiter, de s’y sentir mieux, disons moins prisonnier…
- Déprimant ! hurla-t-il.
De nouveau, j’éclatai de rire.
- Rien ne dit qu’une de ces portes n’ouvre pas carrément sur autre chose. Un « autre état »…
- Il n’en existe que deux, dit-il alors sèchement, l’éveil et la sainteté, et je ne suis pas sûr d’être tenté par les couloirs qui y conduisent.
- Et s’il en existait d’autres ?
- Non, je n’y crois plus. Pas d’« autre état » mirobolant. D’ailleurs depuis le temps ça se saurait… Simplement ces petits progrès d’optique dont tu parles, et qu’en effet la vie nous offre parfois l’occasion de faire. Ces sortes d’accès à un point de vue plus sain qui semblent nous réconcilier provisoirement avec nous-mêmes… ce que tu appelles des portes, je suppose ? (J’approuvai, impressionné par cette idée de « point de vue plus sain », n’ayant jamais eu l’esprit de formuler la chose aussi clairement.) Mais un « autre état »… des nèfles ! Ou alors, ce serait le point de vue sain par excellence.
- Pourquoi pas, alors ?
- Des nèfles. Tous les paramètres à satisfaire pour avoir un point de vue absolument sain se contredisent, il ne faut jamais longtemps pour s’en apercevoir. Il faut se contenter de nos toutes petites corrections d’optique, et c’est désespérant. Encore plus désespérant quand on songe à ton deuxième principe de thermodynamique, et au fait que, au mieux, nous apprenons lentement à nous sentir plus à l’aise dans un univers qui se déglingue et où nous nous déglinguons nous-mêmes à toute allure.
Je le regardai avec surprise. C’était une conversation que nous avions eue plusieurs mois auparavant, où j’avais tenté de lui expliquer cette fameuse deuxième loi de la thermodynamique selon laquelle le désordre ne peut que s’accroître dans n’importe quel système, et j’étais loin d’imaginer qu’il en garderait le souvenir.
- Nous sommes comme des vieillards qui s’habituent peu à peu à l’idée de finir leurs jours dans une maison de retraite en ruine, conclut-il. C’est absurde et déprimant... Tiens. Mercredi soir, j’ai invité un ami à dîner et nous avons passé une excellente soirée. En longeant le parc Jourdan pour rentrer chez lui, tard dans la nuit, cet ami s’est fait agresser par un commando anti-pédés, un groupe de cinq ou six types qui l’ont renversé, tabassé à coups de pied au point de lui fêler plusieurs côtes, avant de l’abandonner sur le trottoir en le traitant de pédale et en lui recommandant d’aller se faire soigner chez un psy. Aux urgences de l’hôpital, ensuite, après avoir retraversé la ville à pied en souffrant le martyr, comme il avait réussi à protéger son visage et qu’aucune marque de coup n’était visible, cet ami a dû supporter l’ironie d’un interne à qui il venait de raconter sa mésaventure et qui était convaincu qu’il faisait sa « chochotte ». Il a fallu qu’il insiste pour qu’on lui fasse une radio de la cage thoracique et que ce connard d’interne s’aperçoive enfin qu’il avait réellement des côtes abîmées. Le lendemain, au commissariat, c’est à peine si les flics ont voulu recevoir sa plainte. Non sans avoir d’abord vainement tenté de lui faire dire que ses agresseurs étaient des Arabes. Mais je te laisse deviner l’ironie de l’histoire…
Richard s’était mis à me dévisager avec un pâle sourire.
- Je ne sais pas. Il n’est pas homo ?
- Exact. Cet ami-là n’est même pas homo. Il n’en a même pas l’air. »

Extrait de "Océan", 2006 © Christian Pernath

Christian Pernath

Photo de Christian  Pernath
© Christian Pernath

biographie

Né en 1959 à Nantes, Loire Atlantique

Vit dans la Drôme

roman

Après des études de musique et d’Histoire de l’Art, j’ai exercé toutes sortes de métiers (professeur de musique, gardien, plombier, couvreur, électricien, maçon, apiculteur, facteur de clavecin…) jusqu’en 1999, date à laquelle j’ai écrit mon premier roman, "Dernière visite", paru chez Albin Michel en 2002. Depuis, j’essaie autant que possible de me consacrer à la littérature. C.P.

bibliographie

  • Cab et compagnie, Albin Michel, Romans français, 2007.
  • Un matin de juin comme les autres, Albin Michel, 2006. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2008.
  • Les Chants de l'ours, Albin Michel, 2004.
  • Séraphin Verre, Albin Michel, 2002. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2004.
  • Dernière Visite, Albin Michel, 2002. Réédition aux éditions LGF, Le Livre de poche en 2005.

extraits

« Puis, je ne sais comment, je me suis retrouvé à songer à la mort et au suicide et, de fil en aiguilles, de nouveau à cette histoire de porte, d’issue vers un autre état, un état plus heureux.
Il y a quelques années, en 96, j’avais dû faire face à la menace d’un suicide. Non pas mon propre suicide, mais celui d’un ami de longue date, un professeur de Lettres de l’Université de Provence dont la dépression, jusque-là chronique et assez discrète, venait de prendre des proportions inquiétantes. En pleine nuit, vers une ou deux heures du matin, il m’avait téléphoné, un pied sur le rebord de sa fenêtre. « Au secours, Paul… - Richard ? - Oui… Au secours. (La voix était calme, simplement lugubre.) - Qu’est-ce qu’il y a, vieux ? Qu’est-ce qui se passe ? - Ça ne va pas... J’ai peur de me foutre en l’air. » Ç’avait l’air sérieux, très sérieux. Du reste, je pensais connaître suffisamment Richard pour savoir que s’il m’appelait ainsi ce n’était pas pour la frime, ni pour se faire plaindre, mais parce qu’il se sentait réellement en danger. Une vague avait dû lui faire frôler de près l’inévitable ; il devait craindre que la suivante fût la bonne. Entre deux, il avait eu la bonne idée de composer mon numéro.
Nous parlâmes longuement au téléphone. En fait, jusqu’au moment où j’eus la certitude de pouvoir raccrocher sans crainte. Nous avions convenu que je viendrais le chercher le lendemain (c’est-à-dire, vu l’heure, le jour même - un samedi) à Aix, pour le ramener ensuite avec moi à Roumoules, où j’habitais à l’époque, près de Riez, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il y était déjà venu une fois et il adorait la région, ainsi que la petite maison que je louais en pleine nature, à l’écart de tout.
Sait-on jamais les vraies causes d’une dépression ? Les raisons de la sienne paraissaient à la fois simples et complexes, à l’image du personnage : intelligent, brillant, sûr de lui, par certains côtés plutôt viril ; d’autre part ultrasensible, tourmenté, insatisfait, homosexuel. Il avait à l’époque à peine trente ans, et n’avait pas encore appris à organiser sa personnalité de façon à en protéger la part la plus fragile à l’aide de la plus forte, comme il semble y être assez bien parvenu depuis. En tout cas, son intelligence et sa sensibilité étaient souvent mises à rude épreuve à la fac, où il ne « choisissait » pas encore ses élèves. La mentalité du Midi, ainsi que les turpitudes ouvertement maffieuses de la ville d’Aix l’angoissaient ; à quoi s’ajoutaient pour ne rien arranger les vicissitudes d’une sexualité compliquée. « Tout homme est une île », me confia-t-il à brûle-pourpoint ce week-end-là, au cours d’une randonnée dans les gorges du Verdon. Nous nous trouvions sur un promontoire de garrigue dominant le Grand Canyon ; je venais de lui faire remarquer par plaisanterie que j’aimerais autant le voir s’éloigner du bord. « J’ai l’impression d’avoir passé des années à affréter en moi toutes sortes d’embarcations pour tenter de connaître autre chose, d’avoir régulièrement cru à de grands départs décisifs, et tout ça, pour me retrouver chaque fois invariablement sur la même plage, avec mes trois cocotiers archi-connus, mon sentimentalisme à deux balles et mon Vendredi lubrique. C’est désespérant. On ne s’échappe jamais. »
- Il s’ouvre pourtant des portes, non ? demandai-je au bout d’un instant. Tu ne crois pas ?
- Deux. Une d’entrée, une de sortie. Je t’ai appelé hier parce que je craignais de prendre prématurément la seconde… Qui d’ailleurs était une fenêtre.
Je ris, avant d’ajouter :
- D’autres portes… On rame pendant des années puis, à un moment donné, une porte s’ouvre. Une porte qu’il faut franchir vite car il n’est pas dit qu’elle restera longtemps ouverte, ni même qu’elle se rouvrira une fois refermée. Mais en ce qui me concerne, j’ai l’impression d’en avoir déjà franchi une ou deux… Peut-être d’en avoir loupé d’autres.
Richard demeura un bon moment silencieux. Le paysage qui s’étendait autour et au-dessous de nous était à couper le souffle, et je me demandais dans quelle mesure mes malheureux efforts pour lui remonter le moral n’étaient pas superflus.
- Des portes qui mènent à quoi ? demanda-t-il.
- Toujours à l’île dont tu parles - on ne se quitte pas -, mais avec une façon différente de l’habiter, de s’y sentir mieux, disons moins prisonnier…
- Déprimant ! hurla-t-il.
De nouveau, j’éclatai de rire.
- Rien ne dit qu’une de ces portes n’ouvre pas carrément sur autre chose. Un « autre état »…
- Il n’en existe que deux, dit-il alors sèchement, l’éveil et la sainteté, et je ne suis pas sûr d’être tenté par les couloirs qui y conduisent.
- Et s’il en existait d’autres ?
- Non, je n’y crois plus. Pas d’« autre état » mirobolant. D’ailleurs depuis le temps ça se saurait… Simplement ces petits progrès d’optique dont tu parles, et qu’en effet la vie nous offre parfois l’occasion de faire. Ces sortes d’accès à un point de vue plus sain qui semblent nous réconcilier provisoirement avec nous-mêmes… ce que tu appelles des portes, je suppose ? (J’approuvai, impressionné par cette idée de « point de vue plus sain », n’ayant jamais eu l’esprit de formuler la chose aussi clairement.) Mais un « autre état »… des nèfles ! Ou alors, ce serait le point de vue sain par excellence.
- Pourquoi pas, alors ?
- Des nèfles. Tous les paramètres à satisfaire pour avoir un point de vue absolument sain se contredisent, il ne faut jamais longtemps pour s’en apercevoir. Il faut se contenter de nos toutes petites corrections d’optique, et c’est désespérant. Encore plus désespérant quand on songe à ton deuxième principe de thermodynamique, et au fait que, au mieux, nous apprenons lentement à nous sentir plus à l’aise dans un univers qui se déglingue et où nous nous déglinguons nous-mêmes à toute allure.
Je le regardai avec surprise. C’était une conversation que nous avions eue plusieurs mois auparavant, où j’avais tenté de lui expliquer cette fameuse deuxième loi de la thermodynamique selon laquelle le désordre ne peut que s’accroître dans n’importe quel système, et j’étais loin d’imaginer qu’il en garderait le souvenir.
- Nous sommes comme des vieillards qui s’habituent peu à peu à l’idée de finir leurs jours dans une maison de retraite en ruine, conclut-il. C’est absurde et déprimant... Tiens. Mercredi soir, j’ai invité un ami à dîner et nous avons passé une excellente soirée. En longeant le parc Jourdan pour rentrer chez lui, tard dans la nuit, cet ami s’est fait agresser par un commando anti-pédés, un groupe de cinq ou six types qui l’ont renversé, tabassé à coups de pied au point de lui fêler plusieurs côtes, avant de l’abandonner sur le trottoir en le traitant de pédale et en lui recommandant d’aller se faire soigner chez un psy. Aux urgences de l’hôpital, ensuite, après avoir retraversé la ville à pied en souffrant le martyr, comme il avait réussi à protéger son visage et qu’aucune marque de coup n’était visible, cet ami a dû supporter l’ironie d’un interne à qui il venait de raconter sa mésaventure et qui était convaincu qu’il faisait sa « chochotte ». Il a fallu qu’il insiste pour qu’on lui fasse une radio de la cage thoracique et que ce connard d’interne s’aperçoive enfin qu’il avait réellement des côtes abîmées. Le lendemain, au commissariat, c’est à peine si les flics ont voulu recevoir sa plainte. Non sans avoir d’abord vainement tenté de lui faire dire que ses agresseurs étaient des Arabes. Mais je te laisse deviner l’ironie de l’histoire…
Richard s’était mis à me dévisager avec un pâle sourire.
- Je ne sais pas. Il n’est pas homo ?
- Exact. Cet ami-là n’est même pas homo. Il n’en a même pas l’air. »

Extrait de "Océan", 2006 © Christian Pernath

sur le fil

a été couronné par le prix Lettres frontière 2015 pour son roman paru en 2014 L’Affaire des vivants (éditions Phébus)

Jacques A. Bertrand reçoit le prix Alexandre-Vialatte 2015 pour son essai Brèves histoires des choses (Julliard) et pour l’ensemble de son oeuvre chez Julliard.

vient de recevoir le Prix Cazes Brasserie Lipp 2016 pour son roman Giratoire paru en janvier chez Serge Safran Editeur.

fait partie des 7 lauréats du 10e prix Handi-Livres pour son roman L’École du tonnerre (Rue du Monde).

Michel Thion a reçu le prix « Révélation de poésie 2015 » de la Société des Gens de Lettre. (SGDL), pour son recueil L’Enneigement, paru aux éditions La Rumeur Libre.

a reçu le prix Trop Virilo qui récompense « la plus vivace poussée de testostérone littéraire de l’année« , pour Quand le diable sortit de la salle de bain (Noir sur Blanc), ex aequo avec Jean Teulé.

Calendrier d'événements

mars 2017
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031EC

événements à venir

  • Pas d'événement.