Denis Arché

Photo de Denis  Arché
© Denis Arché

biographie

Né en 1946

roman, nouvelle, poésie

La littérature, certainement, a toujours été au centre, dans ma vie, mais, peut-être que je n’ai pas toujours été moi même dans ce centre. J’ai donc écrit, puis non écrit, voyagé, acheté des marchandises sur la Corne d’Or, écrit à nouveau, vendu des diamants, flirté avec le journalisme, puis décidé de devenir colporteur de livres en éditant des gens qui écrivaient. Le premier livre, les œuvres poétiques complètes d’Alain Borne contenait cette phrase d’A.B. dans la préface : « je ne voulais surtout pas faire carrière de poète ! »

Etc.

J’écrivais toujours, être édité me tentait puis ne me tentait plus. En réalité je me suis longtemps rêvé écrivain posthume. C’est à dire écrivant mes livres après ma mort. J’avais tellement de goût pour la littérature que je ne souhaitais pas la voir se compromettre, car c’est un mot beaucoup trop laid.

Bon, et puis un jour, il faisait beau, j’avais soixante ans, j’ai changé d’avis, et j’ai écrit pour être lu.

D.A.

bibliographie

  • Dans la fuite incessante, Le Seuil, Cadre rouge, 2010.

extraits

Johanna quitte sa ville, son mari, sa vie tranquille mais incomplète, pour une plage de la Mer du Nord, le temps de réfléchir au moyen de satisfaire son désir d’enfant. La rencontre avec un représentant, puis une serveuse, la force inquiétante des paysages, une disparition, vont bouleverser ce parcours. Le réel est parfois plus dramatique qu’on ne s’y attend, et Johanna découvre, dans l’obscure lumière de la tragédie, une autre identité. En anglais il existe un mot « serendipity » dont le charme tient à l’idée subtile qu’il tente d’exprimer : la faculté de ne pas trouver ce que l’on cherche, mais dans le même mouvement, trouver ce que l’on ne cherchait pas. Il me semble que dans cette histoire, cela se passe ainsi, à moins que, une fois de plus, la fugue ne l’emporte…

« Sur le front de mer, elle achète un ciré, il s’est remis à pleuvoir. Elle entre dans un café, commande un sandwich et une bière. Mais elle ne mange presque pas, elle a les doigts gelés. Elle file aux toilettes, et vomit le peu qu’elle a mangé. Elle se regarde dans le miroir. Les deux visages se font face, le vrai, et son reflet, et ils ne se disent rien. »

Extrait de "La Fuite incessante" © Éditions du Seuil, 2010.

presse

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Denis Arché

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© Denis Arché

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Né en 1946

roman, nouvelle, poésie

La littérature, certainement, a toujours été au centre, dans ma vie, mais, peut-être que je n’ai pas toujours été moi même dans ce centre. J’ai donc écrit, puis non écrit, voyagé, acheté des marchandises sur la Corne d’Or, écrit à nouveau, vendu des diamants, flirté avec le journalisme, puis décidé de devenir colporteur de livres en éditant des gens qui écrivaient. Le premier livre, les œuvres poétiques complètes d’Alain Borne contenait cette phrase d’A.B. dans la préface : « je ne voulais surtout pas faire carrière de poète ! »

Etc.

J’écrivais toujours, être édité me tentait puis ne me tentait plus. En réalité je me suis longtemps rêvé écrivain posthume. C’est à dire écrivant mes livres après ma mort. J’avais tellement de goût pour la littérature que je ne souhaitais pas la voir se compromettre, car c’est un mot beaucoup trop laid.

Bon, et puis un jour, il faisait beau, j’avais soixante ans, j’ai changé d’avis, et j’ai écrit pour être lu.

D.A.

bibliographie

  • Dans la fuite incessante, Le Seuil, Cadre rouge, 2010.

extraits

Johanna quitte sa ville, son mari, sa vie tranquille mais incomplète, pour une plage de la Mer du Nord, le temps de réfléchir au moyen de satisfaire son désir d’enfant. La rencontre avec un représentant, puis une serveuse, la force inquiétante des paysages, une disparition, vont bouleverser ce parcours. Le réel est parfois plus dramatique qu’on ne s’y attend, et Johanna découvre, dans l’obscure lumière de la tragédie, une autre identité. En anglais il existe un mot « serendipity » dont le charme tient à l’idée subtile qu’il tente d’exprimer : la faculté de ne pas trouver ce que l’on cherche, mais dans le même mouvement, trouver ce que l’on ne cherchait pas. Il me semble que dans cette histoire, cela se passe ainsi, à moins que, une fois de plus, la fugue ne l’emporte…

« Sur le front de mer, elle achète un ciré, il s’est remis à pleuvoir. Elle entre dans un café, commande un sandwich et une bière. Mais elle ne mange presque pas, elle a les doigts gelés. Elle file aux toilettes, et vomit le peu qu’elle a mangé. Elle se regarde dans le miroir. Les deux visages se font face, le vrai, et son reflet, et ils ne se disent rien. »

Extrait de "La Fuite incessante" © Éditions du Seuil, 2010.

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