Jean Périlhon

Photo de Jean  Périlhon
© Jean Périlhon

biographie

Né en 1942 à Lyon, Rhône

Vit dans le Rhône

site personnel : http://jean.perilhon.free.fr

courriel : jean.perilhon@wanadoo.fr

roman

Journaliste de presse écrite, travaillant pour des quotidiens ou des hebdos destinés au grand public, Jean Périlhon revendique une écriture à l'adresse du plus grand nombre et s'attache à placer ses personnages dans la vie de tous les jours.

Il avait commencé à publier des romans pour adolescents dans un but pédagogique. Le premier, "Formule Un", a été traduit en espagnol puis en portugais.

Il n'a pas cherché à persévérer dans cette voie même s'il n'a jamais cessé d'écrire pendant ses vingt trois années sans publication. "Le Passeur de pays" avait en fait été terminé dès 1986 et il a attendu dix ans avant de le proposer à un éditeur.

Il a une demi-douzaine d'autres romans et un recueil de poésies et nouvelles qui dorment dans ses cartons.

Sa prochaine publication devrait traiter de l'errance et de la quête d'un homme qui, loin des chemins de tout le monde, fuit une fausse réussite. Le travail est en cours. J.P.

bibliographie

  • De mémoire vive, Éditions Les Passionnés de bouquins, 2010.
  • Rouge Beaujolais, Ravet-Anceau, Polars en région, 2007.
  • La Dame du "Télégramme", Aléas, 2003.
  • Les Racines de mai, Ramsay, 2000. Réédition chez De Borée en 2010.
  • Le Passeur de pays, Ramsay, 1997.
  • Maillot jaune, Alsatia, 1974.
  • Formule Un, Alsatia, 1971.

extraits

On avait surtout voulu apprendre ce que connaissent peut-être les feux-follets et les nuages. On était devenu un nocturne aux yeux semés de lune. Mais on avait été cloué du doigt par les gens sur les portes d'un libre-service.
On avait même cru faire l'amour avec les orgues. On avait un souffle aux dimensions des voûtes. Et la pierre naissait et on l'insufflait. On avait tout le long de l'échine ce sursaut des ogives. Un sang de houle flambait aux vitraux. On irriguait la ferveur des foules. Qui avait-on été ? On avait des visages qu'on avait habités autrefois. C'était la seule richesse à laquelle on tenait peut-être encore.
On ne savait quels traits auraient les visages de demain. On ignorait même si cette nuit-là on avait encore un visage.
Oui, on se souvenait...
On avait joué avec les étincelles. Melchior, Balthazar, Gaspard étaient revenus avec des parfums et de vieux ors. On avait compté et recompté tous ces trésors et on avait voulu les tendre. Mais on n'avait même pas su trouver sa main. On s'était demandé pourquoi la lumière était si nue.
Alors on s'était penché vers la nuit et on avait marché.
On avait passé son temps à écouter battre le cœur des astres. On avait éprouvé la hantise des buissons sous la lune et on avait entendu les rivières torturer sans fin leurs galets. Ah ! on avait eu mal...
Hélas ! oui, on se souvenait...
On avait voulu tout dire mais on n'avait jamais parlé. On avait peur du vent. Il y avait toujours eu, devant ou derrière, l'épouvante des steppes ou des déserts à perte de vue. Ah ! jeter une bombe et saigner de toute sa chair pour faire taire ce silence !
Il était dit qu'on serait veilleur. Il était dit qu'on aurait mal et qu'on passerait ses nuits à se forger un poignard.
On connaissait d'autres veilleurs mais on ne les rencontrait jamais. Il y a de grands morceaux de nuit entre les veilleurs.
On se souvenait d'avoir vu, une fois, briller sous la lune l'anneau d'or d'un collègue. Mais peut-être était-ce une étoile filante.
On avait entendu parler d'une montagne que certains veilleurs connaissaient. Ils s'y réunissaient et tenaient des palabres en mettant les mains dans leurs manches comme des mandarins. On disait même qu'à force de faire des courbettes et d'écarquiller les yeux, ils avaient fini par se prendre au sérieux ; ils prétendaient avoir trouvé la pierre philosophale. On n'espérait pas tant. Il suffirait d'un arc-en-ciel au bout de la course.

Extrait de "Le Gel et le feu", poèmes et nouvelles, inédit © Jean Périlhon

médiation

  • table ronde et débat
  • rencontre avec des publics empêchés
  • rencontre avec une classe
  • suivi de projet pédagogique

Jean Périlhon

Photo de Jean  Périlhon
© Jean Périlhon

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Né en 1942 à Lyon, Rhône

Vit dans le Rhône

site personnel : http://jean.perilhon.free.fr

courriel : jean.perilhon@wanadoo.fr

roman

Journaliste de presse écrite, travaillant pour des quotidiens ou des hebdos destinés au grand public, Jean Périlhon revendique une écriture à l'adresse du plus grand nombre et s'attache à placer ses personnages dans la vie de tous les jours.

Il avait commencé à publier des romans pour adolescents dans un but pédagogique. Le premier, "Formule Un", a été traduit en espagnol puis en portugais.

Il n'a pas cherché à persévérer dans cette voie même s'il n'a jamais cessé d'écrire pendant ses vingt trois années sans publication. "Le Passeur de pays" avait en fait été terminé dès 1986 et il a attendu dix ans avant de le proposer à un éditeur.

Il a une demi-douzaine d'autres romans et un recueil de poésies et nouvelles qui dorment dans ses cartons.

Sa prochaine publication devrait traiter de l'errance et de la quête d'un homme qui, loin des chemins de tout le monde, fuit une fausse réussite. Le travail est en cours. J.P.

bibliographie

  • De mémoire vive, Éditions Les Passionnés de bouquins, 2010.
  • Rouge Beaujolais, Ravet-Anceau, Polars en région, 2007.
  • La Dame du "Télégramme", Aléas, 2003.
  • Les Racines de mai, Ramsay, 2000. Réédition chez De Borée en 2010.
  • Le Passeur de pays, Ramsay, 1997.
  • Maillot jaune, Alsatia, 1974.
  • Formule Un, Alsatia, 1971.

extraits

On avait surtout voulu apprendre ce que connaissent peut-être les feux-follets et les nuages. On était devenu un nocturne aux yeux semés de lune. Mais on avait été cloué du doigt par les gens sur les portes d'un libre-service.
On avait même cru faire l'amour avec les orgues. On avait un souffle aux dimensions des voûtes. Et la pierre naissait et on l'insufflait. On avait tout le long de l'échine ce sursaut des ogives. Un sang de houle flambait aux vitraux. On irriguait la ferveur des foules. Qui avait-on été ? On avait des visages qu'on avait habités autrefois. C'était la seule richesse à laquelle on tenait peut-être encore.
On ne savait quels traits auraient les visages de demain. On ignorait même si cette nuit-là on avait encore un visage.
Oui, on se souvenait...
On avait joué avec les étincelles. Melchior, Balthazar, Gaspard étaient revenus avec des parfums et de vieux ors. On avait compté et recompté tous ces trésors et on avait voulu les tendre. Mais on n'avait même pas su trouver sa main. On s'était demandé pourquoi la lumière était si nue.
Alors on s'était penché vers la nuit et on avait marché.
On avait passé son temps à écouter battre le cœur des astres. On avait éprouvé la hantise des buissons sous la lune et on avait entendu les rivières torturer sans fin leurs galets. Ah ! on avait eu mal...
Hélas ! oui, on se souvenait...
On avait voulu tout dire mais on n'avait jamais parlé. On avait peur du vent. Il y avait toujours eu, devant ou derrière, l'épouvante des steppes ou des déserts à perte de vue. Ah ! jeter une bombe et saigner de toute sa chair pour faire taire ce silence !
Il était dit qu'on serait veilleur. Il était dit qu'on aurait mal et qu'on passerait ses nuits à se forger un poignard.
On connaissait d'autres veilleurs mais on ne les rencontrait jamais. Il y a de grands morceaux de nuit entre les veilleurs.
On se souvenait d'avoir vu, une fois, briller sous la lune l'anneau d'or d'un collègue. Mais peut-être était-ce une étoile filante.
On avait entendu parler d'une montagne que certains veilleurs connaissaient. Ils s'y réunissaient et tenaient des palabres en mettant les mains dans leurs manches comme des mandarins. On disait même qu'à force de faire des courbettes et d'écarquiller les yeux, ils avaient fini par se prendre au sérieux ; ils prétendaient avoir trouvé la pierre philosophale. On n'espérait pas tant. Il suffirait d'un arc-en-ciel au bout de la course.

Extrait de "Le Gel et le feu", poèmes et nouvelles, inédit © Jean Périlhon

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