Myriam Gallot

Photo de Myriam  Gallot
© Alicia Ensten

biographie

Née en 1978 à Saint-Étienne, Loire

Vit à Lyon

site personnel : http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com

adultes : nouvelle

jeunesse : auteur de textes

J'habite Lyon depuis 2003, après avoir vécu tour à tour à Paris, à Stuttgart en Allemagne, et dans la campagne ardéchoise.

J’ai passé un bac scientifique - spécialité mathématiques ! - mais ai fait par la suite des études de Lettres et intégré l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud. Après l’agrégation de Lettres modernes j’ai bifurqué de l’itinéraire normalien classique et me suis orientée vers un DESS Réalisation de cinéma documentaire de création.

Pendant tout ce temps, je n’ai jamais cessé d’écrire, même si j’ai mis longtemps avant de proposer mes textes à la publication, d’abord dans des revues (Mercure Liquide, Dissonances, le Zaporogue, etc.), puis dans des livres.

J’enseigne au lycée Jean-Paul Sartre à Bron, mais je me consacre de plus en plus à l’écriture, sous toutes ses formes : nouvelles, mais aussi poésie, récits pour la jeunesse, articles et traductions (pour le magazine Books). M.G.

bibliographie

adulte

  • On n'arrête pas le progrès, D'un noir si bleu éditions, 2010.
  • Les Cœurs suspendus, dessins de Jean-Philippe Bretin, Éditions Noviny 44, 2010.

jeunesse

  • Ma vie sans mes parents, Syros, tempo Syros, 2016.
  • Ma robe couleur de fruits, Syros, 2016.
  • 760 Générations, Syros, Tempo, 2014.
  • Le pays à l'envers, Syros, 2013.
  • L'Heure des chats, Syros Jeunesse, Tempo, 2010.

extraits

adulte

Mon amie du web

Mon amie du web vit seule avec son chat.
Elle lui ouvre la porte quand il gratte et qu’il veut rentrer. Elle lui ouvre la porte quand il gratte et qu’il veut sortir. Il gratte beaucoup. Elle ouvre. Elle ferme. Elle est comme ça, mon amie du web, ça ne la dérange pas, de servir de groom à son chat.
Dès qu’elle se lève, mon amie du web allume son ordinateur pour voir s’il lui a répondu. Lui, c’est son mec de Rencontric. Elle regarde d’abord si lui a répondu et après si moi je lui ai répondu. Elle n’en fait pas mystère. Je lui sais gré de sa franchise.
Mon amie du web n’a pas d’enfant mais un chat roi. D’ailleurs, elle l’a appelé « King » et elle est convaincue que personne ne la connaît mieux que lui. Il vient me mordre les pieds la nuit sur le canapé, pour dire qu’il a faim ou qu’il veut jouer, quand je dors chez elle, de temps en temps. Parfois aussi il me marche dessus comme si je n’étais pas là.
Mon amie du web a des gestes masculins. Elle trouve que la douceur ressemble au renoncement.
Elle se bat.
Parfois, elle me laisse sans nouvelles pendant dix jours ou plus. Elle ne se justifie pas et je ne lui en veux pas.
Mon amie du web a l’impression que quand elle était petite, les gens ne l’aimaient pas. Elle n’a jamais été la chouchou. Elle courait trop vite, elle criait trop fort. Elle n’attendrissait pas.
Sa mère ne lui faisait pas de jolies tresses bien lisses, des raies bien droites. Elle avait des nœuds plein les cheveux, refusait de les laver car elle n’aimait pas le shampooing qui pique les yeux.
Elle ne se souvient pas avoir eu de peluches.
Mon amie du web est accro à la cigarette. Quand elle demande si elle peut fumer, elle a déjà la cigarette aux lèvres et le briquet à la main. Alors ça ne peut pas déranger.
Chez elle tout sent la cigarette. Les livres, les draps. Le chat aussi sent le tabac froid quand je plonge mon nez dans son pelage gris cendre. Il s’appelle Roi mais j’ai envie de l’appeler Royale, comme les cigarettes.
Mon amie du web est si pâle qu’on dirait qu’elle va éclipser la lune. Elle a des cheveux teints au henné, très longs. Des cheveux de sorcière d’autrefois. Elle les brosse en discutant, le matin, pendant que je bois mon café au lait. Ça dure longtemps, très longtemps, aussi longtemps que ses cheveux rouges.
Mon amie du web est végétarienne, ce qui veut dire qu’elle mange surtout des graines et du soja. Dans ses placards, les bocaux sont alignés, on dirait une réserve d’écureuil pour l’hiver. Elle fait ses courses dans un magasin bio et elle sert toujours du jus de fruits bio, soit de tomate soit de pruneau.
Elle n’aime pas cuisiner. Alors quand je viens chez elle, j’invente des recettes avec des pois cassés et des lentilles, des fèves sèches et des haricots rouges. Le frigo est presque vide et je me débrouille avec ce qu’il y a. Elle dit toujours que c’est très bon, ce que je prépare.
Mon amie du web s’appelle Anne mais sur le web elle se fait appeler Charline parce qu’elle trouve que ça fait plus jeune. Sur Rencontric, je crois qu’elle a un autre nom qu’elle ne m’a jamais dit. Peut-être qu’elle a peur que je me fasse passer pour lui. Dans la réalité, elle ne l’a jamais vu. Mon amie du web est pudique et je préfère ne rien demander pour qu’elle ne soit pas gênée.
Je fais attention à elle.
Mon amie du web est ma seule amie.

Inédit © Myriam Gallot, 2009.

jeunesse

Couscous, Cacahuète et Chocolat n’auraient jamais dû se rencontrer. Chacun résidait dans un rayon différent du supermarché : Couscous avec les féculents, Cacahuète au rayon apéritif et Chocolat aux confiseries.

Le même jour, une main les saisit, et, hasard de l’existence, Couscous, Cacahuète et Chocolat se retrouvèrent serrés dans un même caddy. Ils roulèrent ensemble sur le tapis de la caisse et échouèrent dans un même sac plastique.

Après un voyage en voiture, la même main les enferma dans un placard obscur, côte à côte, à une hauteur, à ce qu’il leur parut, assez vertigineuse.

« Content d’être enfin arrivé ! dit couscous en se secouant les graines. Ce trajet m’a complètement estourbi !
- Moi aussi ! dit chocolat, à moitié fondu, tout en se lissant la tablette.
- Il fait sombre ici ! Vous savez où on est ? demanda Cacahuète. Je n’ai jamais vu un tel endroit ! Je viens d’Inde, un pays lointain, très lointain.
- Et moi de Turquie ! enchaîna Couscous
- Moi de Madagascar ! surenchérit Chocolat. J’ai traversé plusieurs mers jusqu’ici ! »

Tous trois se turent. Et ils voyaient dans le silence le soleil qui les a vus naître.

« Mais, comment se fait-il que nous nous comprenions puisque nous venons tous de pays si différents ? reprit Cacahuète.
- Elle dit vrai ! Nous sommes tous des étrangers et pourtant il suffit que l’un de nous prononce un mot pour que tous nous comprenions ! répondit Couscous.
- Je sais pourquoi ! s’exclama Chocolat en faisant attention de ne pas plisser à nouveau ses carreaux. C’est parce que nous parlons le langage des graines ! Un langage universel.
- Le langage des graines !!! reprit Cacahuète, ébahie. Alors toi aussi, Chocolat, tu es une graine ?
- J’ai été une graine, avant d’être Chocolat. Une graine de cacao. Je nais dans un joli berceau végétal qu’on appelle « cabosse », on me sèche, on me grille, on me broie, on me malaxe, on me mélange avec du sucre…et me voici : Chocolat ! le roi des friandises !
- Ça alors ! Quelle surprise ! Je n’aurais jamais pensé être cousine avec Chocolat ! s’exclama Cacahuète.
- Moi, on me concasse ! c’est ainsi que de grain de blé, je deviens Couscous !
- Quant à moi, on me déshabille, on me grille, et on me sale, expliqua à son tour Cacahuète, qui n’en revenait toujours pas de la révélation de Chocolat. »

Tous trois se turent. Et ils pleuraient de joie à l’idée de se retrouver en famille.

Leurs larmes n’avaient pas encore séché qu’ils entendirent des pas. Le jour se fit dans le placard. Une main saisit brutalement Chocolat et l’emporta. Quand on le ramena, il était amputé d’une moitié de tablette.
« Que t’est-il arrivé ? demanda Cacahuète complètement affolée.
- J’ai été mangé !
- Mangé !? hurlèrent Couscous et Cacahuète.
- On nous aurait fait prendre le camion, traverser les mers en bateau, monter dans une voiture, tout ça pour être mangés ? continua Couscous, frémissant d’indignation.
- Alors, maintenant, vois-tu, Cacahuète, tu as ta réponse, dit Chocolat. Tu voulais savoir où nous sommes. Et bien, chez des humains. Nous attendons d’être mangés. Regarde à quoi je ressemble, maintenant ! »

Tous trois se turent. Et chacun se demandait avec inquiétude, mais sans oser le dire aux autres : « Quand viendra-t-on me chercher ? »

Extrait de "Couscous, Cacahuète et Chocolat" © Myriam Gallot, 2009.

médiation

adultes

  • lecture
  • table ronde et débat
  • rencontre avec des publics empêchés
  • atelier d'écriture
  • rencontre avec une classe

jeunesse

Public visé par les animations

  • 6 - 10 ans
  • collégiens
  • lycéens

presse

livre & lire

Myriam Gallot

Photo de Myriam  Gallot
© Alicia Ensten

biographie

Née en 1978 à Saint-Étienne, Loire

Vit à Lyon

site personnel : http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com

adultes : nouvelle

jeunesse : auteur de textes

J'habite Lyon depuis 2003, après avoir vécu tour à tour à Paris, à Stuttgart en Allemagne, et dans la campagne ardéchoise.

J’ai passé un bac scientifique - spécialité mathématiques ! - mais ai fait par la suite des études de Lettres et intégré l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud. Après l’agrégation de Lettres modernes j’ai bifurqué de l’itinéraire normalien classique et me suis orientée vers un DESS Réalisation de cinéma documentaire de création.

Pendant tout ce temps, je n’ai jamais cessé d’écrire, même si j’ai mis longtemps avant de proposer mes textes à la publication, d’abord dans des revues (Mercure Liquide, Dissonances, le Zaporogue, etc.), puis dans des livres.

J’enseigne au lycée Jean-Paul Sartre à Bron, mais je me consacre de plus en plus à l’écriture, sous toutes ses formes : nouvelles, mais aussi poésie, récits pour la jeunesse, articles et traductions (pour le magazine Books). M.G.

bibliographie

adulte

  • On n'arrête pas le progrès, D'un noir si bleu éditions, 2010.
  • Les Cœurs suspendus, dessins de Jean-Philippe Bretin, Éditions Noviny 44, 2010.

jeunesse

  • Ma vie sans mes parents, Syros, tempo Syros, 2016.
  • Ma robe couleur de fruits, Syros, 2016.
  • 760 Générations, Syros, Tempo, 2014.
  • Le pays à l'envers, Syros, 2013.
  • L'Heure des chats, Syros Jeunesse, Tempo, 2010.

extraits

adulte

Mon amie du web

Mon amie du web vit seule avec son chat.
Elle lui ouvre la porte quand il gratte et qu’il veut rentrer. Elle lui ouvre la porte quand il gratte et qu’il veut sortir. Il gratte beaucoup. Elle ouvre. Elle ferme. Elle est comme ça, mon amie du web, ça ne la dérange pas, de servir de groom à son chat.
Dès qu’elle se lève, mon amie du web allume son ordinateur pour voir s’il lui a répondu. Lui, c’est son mec de Rencontric. Elle regarde d’abord si lui a répondu et après si moi je lui ai répondu. Elle n’en fait pas mystère. Je lui sais gré de sa franchise.
Mon amie du web n’a pas d’enfant mais un chat roi. D’ailleurs, elle l’a appelé « King » et elle est convaincue que personne ne la connaît mieux que lui. Il vient me mordre les pieds la nuit sur le canapé, pour dire qu’il a faim ou qu’il veut jouer, quand je dors chez elle, de temps en temps. Parfois aussi il me marche dessus comme si je n’étais pas là.
Mon amie du web a des gestes masculins. Elle trouve que la douceur ressemble au renoncement.
Elle se bat.
Parfois, elle me laisse sans nouvelles pendant dix jours ou plus. Elle ne se justifie pas et je ne lui en veux pas.
Mon amie du web a l’impression que quand elle était petite, les gens ne l’aimaient pas. Elle n’a jamais été la chouchou. Elle courait trop vite, elle criait trop fort. Elle n’attendrissait pas.
Sa mère ne lui faisait pas de jolies tresses bien lisses, des raies bien droites. Elle avait des nœuds plein les cheveux, refusait de les laver car elle n’aimait pas le shampooing qui pique les yeux.
Elle ne se souvient pas avoir eu de peluches.
Mon amie du web est accro à la cigarette. Quand elle demande si elle peut fumer, elle a déjà la cigarette aux lèvres et le briquet à la main. Alors ça ne peut pas déranger.
Chez elle tout sent la cigarette. Les livres, les draps. Le chat aussi sent le tabac froid quand je plonge mon nez dans son pelage gris cendre. Il s’appelle Roi mais j’ai envie de l’appeler Royale, comme les cigarettes.
Mon amie du web est si pâle qu’on dirait qu’elle va éclipser la lune. Elle a des cheveux teints au henné, très longs. Des cheveux de sorcière d’autrefois. Elle les brosse en discutant, le matin, pendant que je bois mon café au lait. Ça dure longtemps, très longtemps, aussi longtemps que ses cheveux rouges.
Mon amie du web est végétarienne, ce qui veut dire qu’elle mange surtout des graines et du soja. Dans ses placards, les bocaux sont alignés, on dirait une réserve d’écureuil pour l’hiver. Elle fait ses courses dans un magasin bio et elle sert toujours du jus de fruits bio, soit de tomate soit de pruneau.
Elle n’aime pas cuisiner. Alors quand je viens chez elle, j’invente des recettes avec des pois cassés et des lentilles, des fèves sèches et des haricots rouges. Le frigo est presque vide et je me débrouille avec ce qu’il y a. Elle dit toujours que c’est très bon, ce que je prépare.
Mon amie du web s’appelle Anne mais sur le web elle se fait appeler Charline parce qu’elle trouve que ça fait plus jeune. Sur Rencontric, je crois qu’elle a un autre nom qu’elle ne m’a jamais dit. Peut-être qu’elle a peur que je me fasse passer pour lui. Dans la réalité, elle ne l’a jamais vu. Mon amie du web est pudique et je préfère ne rien demander pour qu’elle ne soit pas gênée.
Je fais attention à elle.
Mon amie du web est ma seule amie.

Inédit © Myriam Gallot, 2009.

jeunesse

Couscous, Cacahuète et Chocolat n’auraient jamais dû se rencontrer. Chacun résidait dans un rayon différent du supermarché : Couscous avec les féculents, Cacahuète au rayon apéritif et Chocolat aux confiseries.

Le même jour, une main les saisit, et, hasard de l’existence, Couscous, Cacahuète et Chocolat se retrouvèrent serrés dans un même caddy. Ils roulèrent ensemble sur le tapis de la caisse et échouèrent dans un même sac plastique.

Après un voyage en voiture, la même main les enferma dans un placard obscur, côte à côte, à une hauteur, à ce qu’il leur parut, assez vertigineuse.

« Content d’être enfin arrivé ! dit couscous en se secouant les graines. Ce trajet m’a complètement estourbi !
- Moi aussi ! dit chocolat, à moitié fondu, tout en se lissant la tablette.
- Il fait sombre ici ! Vous savez où on est ? demanda Cacahuète. Je n’ai jamais vu un tel endroit ! Je viens d’Inde, un pays lointain, très lointain.
- Et moi de Turquie ! enchaîna Couscous
- Moi de Madagascar ! surenchérit Chocolat. J’ai traversé plusieurs mers jusqu’ici ! »

Tous trois se turent. Et ils voyaient dans le silence le soleil qui les a vus naître.

« Mais, comment se fait-il que nous nous comprenions puisque nous venons tous de pays si différents ? reprit Cacahuète.
- Elle dit vrai ! Nous sommes tous des étrangers et pourtant il suffit que l’un de nous prononce un mot pour que tous nous comprenions ! répondit Couscous.
- Je sais pourquoi ! s’exclama Chocolat en faisant attention de ne pas plisser à nouveau ses carreaux. C’est parce que nous parlons le langage des graines ! Un langage universel.
- Le langage des graines !!! reprit Cacahuète, ébahie. Alors toi aussi, Chocolat, tu es une graine ?
- J’ai été une graine, avant d’être Chocolat. Une graine de cacao. Je nais dans un joli berceau végétal qu’on appelle « cabosse », on me sèche, on me grille, on me broie, on me malaxe, on me mélange avec du sucre…et me voici : Chocolat ! le roi des friandises !
- Ça alors ! Quelle surprise ! Je n’aurais jamais pensé être cousine avec Chocolat ! s’exclama Cacahuète.
- Moi, on me concasse ! c’est ainsi que de grain de blé, je deviens Couscous !
- Quant à moi, on me déshabille, on me grille, et on me sale, expliqua à son tour Cacahuète, qui n’en revenait toujours pas de la révélation de Chocolat. »

Tous trois se turent. Et ils pleuraient de joie à l’idée de se retrouver en famille.

Leurs larmes n’avaient pas encore séché qu’ils entendirent des pas. Le jour se fit dans le placard. Une main saisit brutalement Chocolat et l’emporta. Quand on le ramena, il était amputé d’une moitié de tablette.
« Que t’est-il arrivé ? demanda Cacahuète complètement affolée.
- J’ai été mangé !
- Mangé !? hurlèrent Couscous et Cacahuète.
- On nous aurait fait prendre le camion, traverser les mers en bateau, monter dans une voiture, tout ça pour être mangés ? continua Couscous, frémissant d’indignation.
- Alors, maintenant, vois-tu, Cacahuète, tu as ta réponse, dit Chocolat. Tu voulais savoir où nous sommes. Et bien, chez des humains. Nous attendons d’être mangés. Regarde à quoi je ressemble, maintenant ! »

Tous trois se turent. Et chacun se demandait avec inquiétude, mais sans oser le dire aux autres : « Quand viendra-t-on me chercher ? »

Extrait de "Couscous, Cacahuète et Chocolat" © Myriam Gallot, 2009.

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