Paul Gravillon

Photo de Paul  Gravillon
© Paul Gravillon

biographie

Né en 1933 à Lyon, Rhône

Vit dans le Rhône

roman, nouvelle, récit, essai

Paul Gravillon, ascendance maternelle alsacienne (dans le champ magnétique du grand centre humaniste de Sélestat) et d'ascendance paternelle parmi les sapins des monts de Tarare (où l'on tissait pour les soyeux de Lyon).

École, collège et début d'études littéraires avant le service militaire- "maintien de l'ordre" - en Algérie (1958-1960) : c'est là qu'est écrite la première nouvelle "L'Homme au cheval" (publiée dans "Résonances" en 1961). Prix Résonances de la nouvelle en 1963 avec "La Nuit quotidienne", nouvelle inspirée du journalisme qui, dès le retour d'Algérie, absorbera ce Lugduno-lyonnais jusqu'à l'âge de la retraite trente ans plus tard, en 1993.

Des études classiques l'ont tout naturellement tourné vers les lettres et l'encre d'imprimerie. La poésie, de 15 à 20 ans, lui a fait aimer Char, Prévert, Rimbaud, Verlaine, Lorca et Rilke. Elle a refait surface vingt-cinq ans plus tard, d'abord dans un Journal intime (commencé en 1958 en Algérie : sous le titre "La Tête habitable", il a aujourd'hui près de cinq mille pages), puis sous forme de recueils publiés de 1978 à 1992. Dans ces années-là un autre événement intime s'est transformé en action plus visible : la rencontre posthume avec un poète lyonnais fusillé par les nazis, René Leynaud.

Au journalisme, plus ou moins littéraire, il a épisodiquement adjoint, au gré des circonstances, des chroniques radiophoniques, des lectures, des rencontres d'écrivains et, pour la télévision régionale, des portraits croisés. Ce sont, en fait, davantage les artistes que les écrivains qui l'inspirent et la Bible (puits de symboles) avec, plus globalement, le bassin méditerranéen (le Rhône, et ses Grecs, est son cordon ombilical). Le Freud des rêves et des lapsus, de l'humour et de la psychopathologie du quotidien, l'inspire également beaucoup et au même titre. P.G.

bibliographie

  • Les Enfants prodigues, Aléas, 2008.
  • Tête noire : j'ai rencontré le minotaure, Aléas, 2006.
  • Le Secret de Rimbaud, Aléas, 2002.
  • Jésus ou la fin du complexe d'Œdipe, Éditions Golias, 2001.
  • Le Jumeau solitaire, Aléas, 1997.
  • Pour en finir avec les judéo-chrétiens, Aléas, 1995.
  • La Moisson de la cigale ou Monique Peron-Bois "peintre", Fédérop, 1992.
  • La Traversée du petit jour, Jacques André, 1991.
  • Van du nord, Le Pré de l'âge, 1990. Réédition au Pré Carré en 2002.
  • Ouvrir les yeux comme on s'ouvre les veines, Fédérop, 1983.
  • Douze Cœurs, Fédérop, 1978.

extraits

La Médaille

Le sort des mots est aussi étrange que celui des hommes : bizarre. Et en même temps d'une extraordinaire cohérence. Ainsi, le mot italien "medaglia" qui, en français, a donné : médaille. Il désignait jadis la "maille", une monnaie qui valait à peu près un demi-denier. Nous sommes loin des trente deniers donnés par les grands prêtres à Judas pour livrer le Christ à la police romaine. "Maille" est resté tel quel dans notre expression "avoir maille à partir avec quelqu'un". Mais là nous sommes encore plus loin de Judas car "partir" ou partager un demi-denier cela fait si peu qu'il est facile de comprendre qu'on ait pu se disputer, justifiant ainsi une autre expression, elle aussi très courante : "Quand il n'y a plus de foin au râtelier les chevaux se battent".

Mine de rien nous voilà plongés au cœur des conflits humains, tous les ingrédients sont là, notamment : misère et convoitise, autrement dit : richesse mal partagée. Certes, tout ce qui brille n'est pas or (je n'arrive pas à sortir de la logique des proverbes !), mais - à l'inverse - nous savons très bien que l'or tout seul n'attirerait pas à ce point s'il ne brillait pas autant (le constat est simpliste donc efficace). Je veux dire par là que le conflit commence dès que le regard brille : dès qu'il s'allume à la vue de ce qu'on lui fait briller (j'aurais préféré "miroiter" mais ce verbe aurait encore entraîné un proverbe où il est question d'alouettes et comme j'ai déjà parlé de chevaux…). C'est si vrai que bien des hommes, déjà cousus d'or, se mettent à courir, dès qu'ils prennent les tempes argentées, non plus après les dollars mais après les médailles. Dès lors, il n'y a plus que ces "medaglia" sans valeur pour combler vraiment ces valeureux grisons.

Ainsi, depuis quelques siècles et de bien des manières la "maille" ou la médaille sont au cœur des convoitises et des conflits : d'où leurs deux côtés opposés - comme les faces de Janus - dont le symbolisme est particulièrement clair (on ne peut rien en espérer de bon !). Circonstance aggravante : alors que le dé, quand il est jeté, vous donne six choix différents (et c'est le diable s'il n'y en a pas un de bon), ici vous n'avez pas le choix : c'est tout ou rien, c'est pile ou face. Ou la chance vous regarde dans les yeux, ou elle vous tourne le dos, et ce qu'il y a de plus rageant c'est qu'il ne s'en faut que d'un millimètre : vrai, il n'y a pas de justice avec une médaille qui a tant de revers ! Car il y a les gagneurs et il y a les autres, tous les autres. Il y a ceux qui brillent, ceux auxquels tout sourit, et il y a ceux que l'on met à l'ombre, ceux auxquels le destin fait la gueule ou tourne carrément le dos. Pas d'autre choix : c'est simple comme bonjour hélas (ou bonsoir !).

Autrement dit - puisque je parle médaille - il y a ceux qu'on récompense et tous ceux que l'on punit. Ceux que l'on distingue et ceux que l'on confond : ceux qui ont joué et ceux qui ont perdu. Ce n'est pas plus difficile que ça, du moins pour ceux qui disent : "Chacun sa chance, après tout on est en démocratie !". Certes, dans une société prospère comme la nôtre, l'argent est pour tous (c'est ce que disent les économistes), mais il y a des citoyens qui sont du mauvais côté : ça ne leur rapporte pas, ça les déporte, et ils vont au fossé. Comme dit Gavroche : c'est la faute au "Voltaire" ! Les libéraux, eux, vous diront : on ne peut pas tous avoir la même chose, il faut bien qu'il y en ait qui soient plus égaux que d'autres, ainsi va le monde, il faut de tout (ah zut ! Je fais encore des proverbes…). Bref : on ne peut pas tous être du même côté, il faut bien qu'il y en ait deux (comme dans les médailles). Voilà : c'est la justice des libéraux, avec un fléau qui n'est pas droit, qui est plutôt penché (pour une médaille on dirait biseautée et pour un joueur on dirait tricheur).

Prévert nous avait bien avertis : "N'y va pas - Tout est combiné d'avance - Le match est truqué !". Jouer c'est bon pour ceux qui gagnent. Pour le pauvre, on le sait, la vie n'est pas un jeu : il n'a même pas la liberté de tricher (ce qui vaudrait une récompense à d'autres, il sait que lui, à coup sûr, il en serait puni). Je sens qu'ici la sagesse des nations ne va pas suivre ! On nous a dit, à propos d'une "medaglia", de "rendre à César ce qui est à César" (c'est le fils de Dieu qui a dit ça). En effet, toute monnaie doit finalement revenir, non à celui qui la détient, mais à celui dont elle porte les armes (le Roi, l'État ou le Banquier), c'est-à-dire à vous si vous êtes de leurs amis ; pour les pauvres ce n'est qu'un prêt même s'ils l'ont honnêtement gagnée. Vous allez m'opposer, vous aussi, la sagesse des nations qui prétend qu'on ne prête qu'aux riches (je vous ai dit qu'elle n'allait pas suivre !) : c'est précisément une façon d'affirmer que l'argent ne quitte jamais son circuit (c'est d'ailleurs pour ça que la monnaie est ronde). La même sagesse a dit : "Qui donne aux pauvres prête à Dieu… qui le lui rendra au centuple" : en fait de générosité voilà un excellent placement. Mais on n'est jamais trop prudent : mieux vaut prêter directement aux pauvres (les circuits les plus courts sont les meilleurs). C.Q.F.D.

Bref, pour les médailles, si vous n'avez pas un compte en banque, vous repasserez. Curieux fléau que celui de la justice, étrange balance ! Jamais égale, jamais étale, comme dans la vie : il faut que ça descende d'un côté pour que ça monte de l'autre ! Pas de pauvres sans les riches, pas de riches sans les pauvres. La justice antique avait tenté de rétablir un équilibre plus horizontal en décrétant : "Œil pour œil, dent pour dent". Sans doute est-ce pour cela que le monde est à feu et à sang (mais ce qui est valable pour les peuples ne l'est pas du tout pour les individus : avisez-vous de rendre coups sur coups, vous vous retrouverez en prison même si l'autre vous avait fait du tort). Le fils de Dieu - dont j'ai parlé tout à l'heure - avait tenté une autre formule : "Si l'on vous frappe sur la joue droite proposez aussi la joue gauche". Il n'a pas eu davantage de succès : Gandhi ou Martin Luther King peut-être, mais ils ont mal fini eux aussi.

Que voulez-vous : toute médaille a son revers… Même si les bons comptes font les bons amis aucune addition ne tombe jamais juste : pour les uns c'est toujours une soustraction et pour les autres une multiplication. Diable de médaille : tout ça n'est guère brillant...

Extrait de "La Médaille", in © "Aube-Magazine", n° 52, octobre 1995

médiation

  • lecture
  • table ronde et débat
  • rencontre avec une classe
  • suivi de projet pédagogique

presse

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Né en 1933 à Lyon, Rhône

Vit dans le Rhône

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Paul Gravillon, ascendance maternelle alsacienne (dans le champ magnétique du grand centre humaniste de Sélestat) et d'ascendance paternelle parmi les sapins des monts de Tarare (où l'on tissait pour les soyeux de Lyon).

École, collège et début d'études littéraires avant le service militaire- "maintien de l'ordre" - en Algérie (1958-1960) : c'est là qu'est écrite la première nouvelle "L'Homme au cheval" (publiée dans "Résonances" en 1961). Prix Résonances de la nouvelle en 1963 avec "La Nuit quotidienne", nouvelle inspirée du journalisme qui, dès le retour d'Algérie, absorbera ce Lugduno-lyonnais jusqu'à l'âge de la retraite trente ans plus tard, en 1993.

Des études classiques l'ont tout naturellement tourné vers les lettres et l'encre d'imprimerie. La poésie, de 15 à 20 ans, lui a fait aimer Char, Prévert, Rimbaud, Verlaine, Lorca et Rilke. Elle a refait surface vingt-cinq ans plus tard, d'abord dans un Journal intime (commencé en 1958 en Algérie : sous le titre "La Tête habitable", il a aujourd'hui près de cinq mille pages), puis sous forme de recueils publiés de 1978 à 1992. Dans ces années-là un autre événement intime s'est transformé en action plus visible : la rencontre posthume avec un poète lyonnais fusillé par les nazis, René Leynaud.

Au journalisme, plus ou moins littéraire, il a épisodiquement adjoint, au gré des circonstances, des chroniques radiophoniques, des lectures, des rencontres d'écrivains et, pour la télévision régionale, des portraits croisés. Ce sont, en fait, davantage les artistes que les écrivains qui l'inspirent et la Bible (puits de symboles) avec, plus globalement, le bassin méditerranéen (le Rhône, et ses Grecs, est son cordon ombilical). Le Freud des rêves et des lapsus, de l'humour et de la psychopathologie du quotidien, l'inspire également beaucoup et au même titre. P.G.

bibliographie

  • Les Enfants prodigues, Aléas, 2008.
  • Tête noire : j'ai rencontré le minotaure, Aléas, 2006.
  • Le Secret de Rimbaud, Aléas, 2002.
  • Jésus ou la fin du complexe d'Œdipe, Éditions Golias, 2001.
  • Le Jumeau solitaire, Aléas, 1997.
  • Pour en finir avec les judéo-chrétiens, Aléas, 1995.
  • La Moisson de la cigale ou Monique Peron-Bois "peintre", Fédérop, 1992.
  • La Traversée du petit jour, Jacques André, 1991.
  • Van du nord, Le Pré de l'âge, 1990. Réédition au Pré Carré en 2002.
  • Ouvrir les yeux comme on s'ouvre les veines, Fédérop, 1983.
  • Douze Cœurs, Fédérop, 1978.

extraits

La Médaille

Le sort des mots est aussi étrange que celui des hommes : bizarre. Et en même temps d'une extraordinaire cohérence. Ainsi, le mot italien "medaglia" qui, en français, a donné : médaille. Il désignait jadis la "maille", une monnaie qui valait à peu près un demi-denier. Nous sommes loin des trente deniers donnés par les grands prêtres à Judas pour livrer le Christ à la police romaine. "Maille" est resté tel quel dans notre expression "avoir maille à partir avec quelqu'un". Mais là nous sommes encore plus loin de Judas car "partir" ou partager un demi-denier cela fait si peu qu'il est facile de comprendre qu'on ait pu se disputer, justifiant ainsi une autre expression, elle aussi très courante : "Quand il n'y a plus de foin au râtelier les chevaux se battent".

Mine de rien nous voilà plongés au cœur des conflits humains, tous les ingrédients sont là, notamment : misère et convoitise, autrement dit : richesse mal partagée. Certes, tout ce qui brille n'est pas or (je n'arrive pas à sortir de la logique des proverbes !), mais - à l'inverse - nous savons très bien que l'or tout seul n'attirerait pas à ce point s'il ne brillait pas autant (le constat est simpliste donc efficace). Je veux dire par là que le conflit commence dès que le regard brille : dès qu'il s'allume à la vue de ce qu'on lui fait briller (j'aurais préféré "miroiter" mais ce verbe aurait encore entraîné un proverbe où il est question d'alouettes et comme j'ai déjà parlé de chevaux…). C'est si vrai que bien des hommes, déjà cousus d'or, se mettent à courir, dès qu'ils prennent les tempes argentées, non plus après les dollars mais après les médailles. Dès lors, il n'y a plus que ces "medaglia" sans valeur pour combler vraiment ces valeureux grisons.

Ainsi, depuis quelques siècles et de bien des manières la "maille" ou la médaille sont au cœur des convoitises et des conflits : d'où leurs deux côtés opposés - comme les faces de Janus - dont le symbolisme est particulièrement clair (on ne peut rien en espérer de bon !). Circonstance aggravante : alors que le dé, quand il est jeté, vous donne six choix différents (et c'est le diable s'il n'y en a pas un de bon), ici vous n'avez pas le choix : c'est tout ou rien, c'est pile ou face. Ou la chance vous regarde dans les yeux, ou elle vous tourne le dos, et ce qu'il y a de plus rageant c'est qu'il ne s'en faut que d'un millimètre : vrai, il n'y a pas de justice avec une médaille qui a tant de revers ! Car il y a les gagneurs et il y a les autres, tous les autres. Il y a ceux qui brillent, ceux auxquels tout sourit, et il y a ceux que l'on met à l'ombre, ceux auxquels le destin fait la gueule ou tourne carrément le dos. Pas d'autre choix : c'est simple comme bonjour hélas (ou bonsoir !).

Autrement dit - puisque je parle médaille - il y a ceux qu'on récompense et tous ceux que l'on punit. Ceux que l'on distingue et ceux que l'on confond : ceux qui ont joué et ceux qui ont perdu. Ce n'est pas plus difficile que ça, du moins pour ceux qui disent : "Chacun sa chance, après tout on est en démocratie !". Certes, dans une société prospère comme la nôtre, l'argent est pour tous (c'est ce que disent les économistes), mais il y a des citoyens qui sont du mauvais côté : ça ne leur rapporte pas, ça les déporte, et ils vont au fossé. Comme dit Gavroche : c'est la faute au "Voltaire" ! Les libéraux, eux, vous diront : on ne peut pas tous avoir la même chose, il faut bien qu'il y en ait qui soient plus égaux que d'autres, ainsi va le monde, il faut de tout (ah zut ! Je fais encore des proverbes…). Bref : on ne peut pas tous être du même côté, il faut bien qu'il y en ait deux (comme dans les médailles). Voilà : c'est la justice des libéraux, avec un fléau qui n'est pas droit, qui est plutôt penché (pour une médaille on dirait biseautée et pour un joueur on dirait tricheur).

Prévert nous avait bien avertis : "N'y va pas - Tout est combiné d'avance - Le match est truqué !". Jouer c'est bon pour ceux qui gagnent. Pour le pauvre, on le sait, la vie n'est pas un jeu : il n'a même pas la liberté de tricher (ce qui vaudrait une récompense à d'autres, il sait que lui, à coup sûr, il en serait puni). Je sens qu'ici la sagesse des nations ne va pas suivre ! On nous a dit, à propos d'une "medaglia", de "rendre à César ce qui est à César" (c'est le fils de Dieu qui a dit ça). En effet, toute monnaie doit finalement revenir, non à celui qui la détient, mais à celui dont elle porte les armes (le Roi, l'État ou le Banquier), c'est-à-dire à vous si vous êtes de leurs amis ; pour les pauvres ce n'est qu'un prêt même s'ils l'ont honnêtement gagnée. Vous allez m'opposer, vous aussi, la sagesse des nations qui prétend qu'on ne prête qu'aux riches (je vous ai dit qu'elle n'allait pas suivre !) : c'est précisément une façon d'affirmer que l'argent ne quitte jamais son circuit (c'est d'ailleurs pour ça que la monnaie est ronde). La même sagesse a dit : "Qui donne aux pauvres prête à Dieu… qui le lui rendra au centuple" : en fait de générosité voilà un excellent placement. Mais on n'est jamais trop prudent : mieux vaut prêter directement aux pauvres (les circuits les plus courts sont les meilleurs). C.Q.F.D.

Bref, pour les médailles, si vous n'avez pas un compte en banque, vous repasserez. Curieux fléau que celui de la justice, étrange balance ! Jamais égale, jamais étale, comme dans la vie : il faut que ça descende d'un côté pour que ça monte de l'autre ! Pas de pauvres sans les riches, pas de riches sans les pauvres. La justice antique avait tenté de rétablir un équilibre plus horizontal en décrétant : "Œil pour œil, dent pour dent". Sans doute est-ce pour cela que le monde est à feu et à sang (mais ce qui est valable pour les peuples ne l'est pas du tout pour les individus : avisez-vous de rendre coups sur coups, vous vous retrouverez en prison même si l'autre vous avait fait du tort). Le fils de Dieu - dont j'ai parlé tout à l'heure - avait tenté une autre formule : "Si l'on vous frappe sur la joue droite proposez aussi la joue gauche". Il n'a pas eu davantage de succès : Gandhi ou Martin Luther King peut-être, mais ils ont mal fini eux aussi.

Que voulez-vous : toute médaille a son revers… Même si les bons comptes font les bons amis aucune addition ne tombe jamais juste : pour les uns c'est toujours une soustraction et pour les autres une multiplication. Diable de médaille : tout ça n'est guère brillant...

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