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Jeannette Colombel
Née en 1920 à Paris
Vit dans le Rhône
roman, essai
Née d'une famille d'intellectuels (les professeurs Lucy et Marcel Prenant). Se marie sur un coup de tête en 1938. À la Libération, elle vit à Lyon puis à Paris jusqu'en 1951, date à laquelle elle épouse au lendemain de la Résistance Jean Colombel ; quatre enfants. Agrégation de philosophie en 1947 ; recherches au CNRS sur les conditions de vie et de travail des ouvrières du textile du Nord. En 1951, elle devient enseignante à Lyon et dirige avec son mari le Mouvement de la paix et des mouvements syndicaux ; ils organisent ensemble la résistance aux guerres d'Indochine puis d'Algérie. En 1956, elle est nommée professeur de khâgne en philosophie. Son activité est de plus en plus intellectuelle : article dans "La Nouvelle Critique" puis dans "Les Temps modernes". Althusser soutient ses positions "italiennes" contre Garaudy. Dès les années 60, elle se lie d'amitié avec Sartre, Foucault, Deleuze. Après des heurts internes et des divergences au PC, elle quitte enfin ce parti avant mai 1968 et participe activement à ce mouvement. Puis, face à la répression des années 70, elle crée avec Sartre, Tillon, Serge July... "Le Secours rouge", elle soutient "Libération" à ses débuts, enseigne à Vincennes (Paris VIII) sur la demande de Foucault. En 1974, elle passe son doctorat à Vincennes (en partie publié dans "Les Murs de l'école") et écrit régulièrement dans "Les Temps modernes" où elle prépare des dossiers d'actualité (Corse, école, Larzac, banlieue...). Elle apporte son soutien aux dissidents tchèques durant les années 80 (Cercle Jan Huss) en organisant des conférences clandestines. Ce parcours lui donne aujourd'hui plus de liberté pour retrouver son passé sans dénigrement. D'autant qu'elle est toujours co-présidente du Comité Lyon Fraternité Justice contre le Front National et l'expulsion d'étrangers. J.C.
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